Pourquoi une adresse IP alors qu’il existe déjà l’adresse MAC ?

Il est nécessaire de différencier les adresses de couche 2 et de couche 3, car l’adressage au niveau de chacune de ces couches n’a pas le même rôle :

  •  L’adressage MAC en couche 2 permet d’identifier les machines SUR UN MEME RESEAU.
  • L’adressage IP en couche 3 permet d’adresser les machines SUR DES RESEAUX DISTINCTS.

Peut-on alors utiliser pour ces deux couches une seule de ces deux adresses ?

La réponse est malheureusement non. Les adresses de couche 2 sont en rapport avec le matériel réseau utilisé (le protocole de couche 2 est géré au niveau de la carte connectée au réseau et non pas par le système d’exploitation comme les couches supérieures) il est donc difficile de modifier les adresses MAC qui sont censées être codées directement sur la carte réseau. Cela est notamment du au fait que chaque adresse MAC doit être unique sous peine de conflit matériel, et que cette adresse doit être accessible très tôt lors du boot d’une machine.

Les adresses de couche 3 quant à elles demandent une certaine souplesse d’utilisation car on ne connaît pas à priori l’adresse du réseau sur lequel une machine va se trouver. Il y a donc une incompatibilité d’utilisation d’une adresse de couche 2 pour une adresse de couche 3, et vice versa.

Enfin, les protocoles réseau évoluant au fil du temps, il est nécessaire que chaque couche soit indépendante des autres.

 

L’adressage IP (IPv4):

         Une adresse IP (avec IP pour Internet Protocol) est un numéro d’identification qui est attribué de façon permanente ou provisoire à chaque appareil connecté à un réseau informatique utilisant l’Internet Protocol.

a. Pourquoi une adresse IP alors qu’il existe déjà l’adresse MAC ?

b. Constitution d’une adresse IP:

c.  le masque ?

d. Représentation du masque avec un / (/24)

e. Application du masque

f. Les classes d’adresses IP

g. Exemples

h. Les adresses IP publiques et privées

i. Technique du « subnetting »

j. Technique du « supernetting »

k. Adressage sans classe – CIDR (Classless InterDomain Routing)

Les rôles des différentes couches de la pile TCP/IP

Nous allons voir comment les tâches sont réparties entre les couches.

a. La couche Accès réseau:

.
La couche accès réseau est la première couche de la pile TCP/IP, elle offre les capacités à accéder à un réseau physique quel qu’il soit, c’est-à-dire les moyens à mettre en oeuvre afin de transmettre des données via un réseau.
Ainsi, la couche accès réseau contient toutes les spécifications concernant la transmission de données sur un réseau physique, qu’il s’agisse de réseau local (Anneau à jetontoken ring, ethernet, FDDI), de connexion à une ligne téléphonique ou n’importe quel type de liaison à un réseau. Elle prend en charge les notions suivantes :
 Acheminement des données sur la liaison
 Coordination de la transmission de données (synchronisation)
 Format des données
 Conversion des signaux (analogique/numérique)
Contrôle des erreurs à l’arrivée
 …
Heureusement toutes ces spécifications sont transparentes aux yeux de l’utilisateur, car l’ensemble de ces tâches est en fait réalisé par le système d’exploitation, ainsi que les pilotes du matériel et le matériel lui-même, permettant la connexion au réseau (ex : driver de carte réseau).

.
b. La couche Internet:

.
La couche Internet est la couche « la plus importante » car c’est elle qui définit les datagrammes, et qui gère les notions d’adressage IP.
Son rôle est de permettre l’injection de paquets dans n’importe quel réseau et l’acheminement des ces paquets indépendamment les uns des autres jusqu’à destination. Les paquets sont alors rassemblés par cette couche.
La couche Internet contient 5 protocoles :
 Le protocole IP (Internet Protocol)
 Le protocole ARP (Address Resolution Protocol)
 Le protocole ICMP (Internet Control Message Protocol )

Le protocole RARP (Reverse Address Resolution Protocol)
Le protocole IGMP (Internet Group Management Protocol )

c. La couche Transport:

.
Son rôle est le même que celui de la couche transport du modèle OSI : permettre à des entités paires de soutenir une conversation.
Officiellement, cette couche n’a que deux implémentations : le protocole TCP (Transmission Control Protocol) et le protocole UDP (User Datagram Protocol).
Officiellement, cette couche n’a que deux implémentations :
-TCP, un protocole orienté connexion qui assure le contrôle des erreurs
UDP, un protocole non orienté connexion dont le contrôle d’erreur est peu fiable.

.
d. La couche Application:

.
Contrairement au modèle OSI, c’est la couche immédiatement supérieure à la couche transport, tout simplement parce que les couches présentation et session sont apparues inutiles.
On s’est en effet aperçu avec l’usage que les logiciels réseau n’utilisent que très rarement ces 2 couches, et finalement, le modèle OSI dépouillé de ces 2 couches ressemble fortement au modèle TCP/IP.
Cette couche contient un nombre très important de protocoles de haut niveau dont le rôle est de fournir des services réseaux évolués (Comme Netbios de Microsoft).
Voici quelques exemples de protocoles très utilisés :
– SMTP (Simple Mail Transfer Protocol)
 Telnet
 HTTP (HyperText Transfer Protocol)
-FTP (File Transfer Protocol)